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La chanson de Lucy, par Mumu

DVD Plastic Ono Band
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Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française
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Les films de Richard Lester, particulièrement ceux mettant en scène les Beatles, ont brillamment découvert l'essence du mouvement de la jeunesse, donnant aux tournages des portraits définitifs de leur ère.
Lucy vous présente le personnage et ses films avec les Beatles.

INTERVIEW INEDITE de RICHARD LESTER
... par MuMu, alors qu'il n'était pas encore MuMu !




La secrétaire me sourit aimablement et me tend une tasse de thé. Derrière elle, je peux apercevoir une affiche de " A Hard Day's Night " et une autre des " 3 Mousquetaires ".

Nous sommes le 3 mars 1987 et dans ce petit bureau au sein des célèbres studios de cinéma Twickenham, je m'apprête à rencontrer l'un de mes réalisateurs préférés à l'époque (et pour cause : il a, entre autres, dirigé les Beatles deux fois et retrouvé John Lennon pour un autre film).
Comment diable en suis-je arrivé là ?


Comme toutes les histoires un peu tarabiscotées, celle-ci nécessite une explication préalable, sans quoi...
... on n'y comprend plus rien.
Or, comment expliquer que je me retrouve, alors que je ne suis qu'un étudiant alsacien de 22 ans ½, dans les bureaux de Richard Lester aux " Twickenham Film Studios ", en banlieue londonienne ?

Tout simplement parce que je suis à l'époque le responsable d'une grande amicale d'étudiants strasbourgeois (en fac d'Anglais) et m'occupe d'un ciné-club ayant prévu une rétrospective du cinéaste que j'admire depuis que j'ai vu A Hard Day's Night, mais aussi The Knack (Palme d'Or à Cannes !) ou encore La Rose et la Flèche, magnifique évocation de Robin des Bois vieillissant, avec Sean Connery et Audrey Hepburn.
Je rêve alors, non seulement de découvrir à l'occasion d'une rétrospective son mythique "How I Won the War" avec John Lennon, mais évidemment de l'inviter à Strasbourg.

Très rapidement je dois déchanter, car il est impossible d'obtenir les copies de la majeure partie de ses films, pour de sombres histoires de droits...
Mais je ne me décourage pas et parviens à trouver le numéro de téléphone de ses bureaux à Twickenham. Dans un anglais encore très "estudiantin", je converse avec une sympathique secrétaire typically British, qui confirme que Mister Lester est bien à son bureaux ces jours-ci et qu'elle me rappellera pour me dire comment procéder pour communiquer avec lui.

Quelques heures plus tard, on m'appelle (dans ma petite piaule d'étudiant...) et j'entends la voix de la même secrétaire me disant "Mister Muller ? WIll you hold on a second ? I'll put you through to Mr. Lester".. ("Restez en ligne , je vais vous passer Monsieur Lester")
J'ai à peine le temps de revenir de ma surprise qu'une voix chaleureuse s'adresse à moi dans un anglais très distingué.
Je lui demande, avec incrédulité, s'il est bien "The" Richard Lester. Il rit gentiment et répond : "eh bien, attendez, je vais vérifier dans le miroir le plus proche".

La conversation est courte et très chaleureuse. Il est flatté qu'on pense à lui pour ce type de rétrospective (à cette époque, il est au creux de la vague, loin de ses succès des "3 Mousquetaires" ou même de "Superman II et III") et il a quelques problèmes de santé.
Il précise qu'il est compliqué d'obtenir des copies de ses films. Je mens un peu en lui annonçant que nous organisons un événement autour de son oeuvre à Strasbourg et que j'aimerais beaucoup le rencontrer pour un entretien préliminaire, en liaison avec des revues de cinéma. (Inutile de préciser que je n'ai strictement AUCUNE relation d'où que ce soit me permettant d'affirmer une chose pareille...)
Il me dit simplement que si je le souhaite, il serait ravi d'en discuter avec moi. Pour cela il faudrait que je passe aux studios de Twickenham dans les 15 jours qui suivent...

A cette époque, je n'ai encore jamais mis les pieds en Grande-Bretagne.
J'ai vu à peine 5 de ses films à la TV et 3 autres au ciné et très peu de temps pour me rattraper (n'oublions pas que c'est avant la démocratisation du magnétoscope, etc).

J'en parle à l'amicale et aux membres du ciné-club, qui m'encouragent à tenter quelque chose. Nous décidons qu'une partie de notre budget sera consacré à... organiser des voyages en Angleterre pour les étudiants, et que j'irai "officiellement" faire du repérage de bons plans d'hébergement etc.. en échange de quoi je me fais payer le prix du voyage aller-retour an... autocar. Strasbourg-Londres me prendra la bagatelle de 11 heures !! (quand je pense que c'est aujourd'hui à 2h45 de Paris en Eurostar...)

Avant mon départ, j'envoie des courriers à différentes revues de cinéma, ainsi qu'aux journaux régionaux, pour proposer de leur envoyer l'interview, mais je n'obtiens aucune réponse... (avec le recul, ça m'étonne moins...)
Je rappelle la secrétaire de Richard Lester et annonce mon arrivée la semaine suivante. Elle en parle au réalisateur et me propose un rendez-vous avec lui que j'accepte immédiatement.

Le lendemain de mon arrivée à Londres, je prends le train de banlieue et me retrouve en plein brouillard en train de chercher mon chemin à Twickenham, au milieu des bureaux des studios de ciné restés célèbres, à 8h30 du mat', pour un rendez-vous fixé à 10h. La peur d'être en retard...

Je rencontre enfin la secrétaire, pure dame anglaise un peu rondelette, en tailleur et petites lunettes rondes. Elle doit avoir la cinquantaine. Elle me propose immédiatement un thé (au lait) et m'indique une porte. Richard Lester arrive aussitôt, s'étonne de mon jeune âge - tout en me félicitant poliment pour mon anglais - et s'amuse de me voir trébûcher jusqu'à un canapé devant une table basse, au milieu d'une pièce remplie d'affichettes de tous ses films.

Je l'observe à la dérobée. Il est encore plus dégarni que dans mon souvenir (des photos de tournages de A Hard Day's Night ou d'un film à suspense, Terreur sur le Britannic).
Son accent est assez distingué et - coup de chance pour moi, alors peu habitué à converser avec des anglo-saxons - il articule très distinctement. J'en oublierais presque que Richard Lester est américain, même si l'essentiel de sa carrière s'est déroulé en Angleterre.

Je pose un appareil à cassettes sur la table et lui demande si cela ne le gène pas que j'enregistre la conversation. En réalité, je perçois dans son regard comme une sorte de soulagement. " Ce n'est pas un vulgaire fan, mais bien un jeune journaliste venu m'interviewer ", semble-t-il se dire alors…
Je lui propose de revenir de manière chronologique sur sa carrière, film par film, en proposant des thèmes et questions au fur et à mesure.

(Je retranscris ici quelques extraits de l'interview relatifs au sujet qui nous intéresse. Je gomme au passage les errances de mon anglais balbutiant et les incohérences de certaines questions dues notamment à mon degré de trac…Plus d'une fois je note que Lester - tout en restant d'une gentillesse et d'une patience à toutes épreuves - semble déconcerté par la candeur de certaines questions...)

Lorsque je le rencontre, il a sorti une comédie intitulée "Cash-cash" ('"Finders Keepers" en V.O.) et 2 projets viennent d'être abandonnés pour raisons financières. Il est donc entre 2 films et assez disponible. Coup de bol.

(Je passe sur la très longue interview au sujet de ses rapports à Hollywood, qui prennent 20 mns d'interview au début. Idem pour les films des années 70)


______

J-L - Comment pourrait-on définir la "Richard Lester touch" ?
R - Eh bien c'est comparable au problème d'un écrivain qui aurait une idée autour d'un sujet qu'il souhaiterait développer et à laquelle il apporte sa propre expérience. Il a un point de vue qu'il doit alors imposer à cette idée de départ. Pour moi c'est la même chose, sinon on ferait du "reportage", or nous ne sommes pas des documentaristes. Notre rôle est de sélectionner et organiser les opinions, les faits, les images, la musique... selon nos opinions. c'est pour cela que je refuse les films auxquels je n'ai rien de personnel à apporter, ou bien dont je ne maîtrise pas le sujet.

J-L - Dans votre dernier film sorti en France, Cash-Cash, le personnage principal déclare à un moment "Je n'aime pas les Beatles". C'était une private joke ?
R - Bien sûr ! Une blague rajoutée au scénario. J'adore les Beatles !

J-L - Que pensez-vous de la ressortie en compact disc des albums des Beatles ?
R -Je n'ai pas encore acheté de lecteur de compact discs, alors je ne peux pas vraiment en parler. (eh oui ! nous sommes début 1987 et ce n'est pas encore un objet usuel, le lecteur de CD ! - J-L)

J-L -Dans la plupart de vos films, le personnage central incarne une forme d'innocence...
R - D'une certaine façon je suis "innocent" moi-même. Et, sans vouloir faire le bolot des critiques de cinéma qui adorent parler entre eux - j'imagine que je suis attiré par l'innocence en général. Je ne suis pas cynique. J'aime remettre en question un mythe bien établi dans la société et le mettre sens dessus-dessous, le détruire. J'aime bien aller voir là où tout se détraque. C'est mon côté surréaliste. mais je ne suis absolument pas cynique, ni même satyrique.

J-L - Vous n'aviez rien à voir avec le mouvement des "jeunes gens en colère" (cinéastes de la "nouvelle vague" britannique du début des années 60 - J-L)
R - Rien du tout..

J-L - Vous êtes né à Philadelphie; Qu'avez-vous fait aux Etats-Unis avant de devenir réalisateur en Grande-Bretagne ?
R - Eh bien j'ai été un gamin ! (rires) Je suis entré en fac de psychologie; je suis également devenu un pianiste de jazz très médiocre et ensuite j'ai rejoint un groupe qui accompagnait un chanteur. le groupe a été viré et puis j'ai trouvé un job à la télévision. C'étaient les vrais débuts de la TV commerciale aux Etats-Unis et j'étais très heureux d'y travailler. Je suis devenu réalisateur TV et ensuite j'ai réalisé en Angleterre mon premier film cinéma, un court-métrage muet avec Peter Sellers.Jj'en ai écrit la musique, qui était plutôt jazzy.

J-L - Quelle a été votre expérience dans la publicité ?
R - J'ai réalisé des publicités après avoir réalisé mon premier long-métrage, qui était une sorte de comédie musicale. ("It's Trad, Dad")

J-L - Vous avez un style de montage très vif, qui est souvent un peu votre marque de fabrique. Quelle importance accordez-vous au montage ? Vous avez dit un jour (à propos du film Petulia) que vous ne saviez pas à quoi le film ressemblait avant l'étape du montage.
R - Le montage est l'étape la plus agréable de la fabrication du film, pour moi. Il y a moins de pressions, de responsabilités (Pourtant A Hard Day's Night a été monté en moins d'un mois ! - J-L) Dans la salle de montage, on se retrouve à 3 ou 4, pas plus. Lorsque je réalisais des émissions TV, tout était monté en direct; rien n'était enregistré ! Et j'ai conservé ce sens du timing quand je suis passé à la réalisation cinématographique. Cela faisait partie de moi. Je suis toujours très préoccupé par le rythme obtenu au montage.

(long échange au sujet de Robin & Marian, puis sa version des 3 Mousquetaires que je ne retranscris pas ici, de même que je ne retranscrirai pas tout ce que nous disons à propos des films des années 70 et 80..)


J-L - Comment travaillez-vous avec les comédiens ?
R - Cela dépend des comédiens ! Lorsqu'on a Ringo en face de soi, on se comporte différemment que lorsque c'est Julie Christie ! (rire)

J-L - Cherchez-vous à entretenir une relation plus proche avec les acteurs ou bien les traitez-vous simplement comme des membres de l'équipe ?
R - (immédiatement :) Pour moi, ce sont des membres de l'équipe. D'ailleurs je ne crois pas qu'on me catégoriserait parmi les "directeurs d'acteurs". Je suis plutôt un "directeur de techniciens" - les techniciens m'aiment bien en général.

J-L - Plus que les acteurs ?
R - Eh bien, beaucoup d'acteurs sont revenus tourner avec moi donc j'imagine que je ne dois pas être si terrible. Par exemple, je ne cris jamais sur un plateau...

J-L - Vous les laissez improviser parfois ?
R -Tout dépend de l'acteur. Si c'est Richard Pryor (comique qui jouait dans Superman III) on le laisse improviser ! Il s'agit d'en tirer le meilleur, tant que cela ne nuit pas à la cohérence de ce qu'on essaie de produire à l'écran. N'étant pas acteur moi-même, je ne vais pas faire comme Charlie Chaplin, qui leur mimait tous leurs gestes au préalable.

J-L - Vous avez la réputation de tourner vos films très vite.
R - Oui, c'est toujours très rapide. Peu de prises et surtout beaucoup moins de chances que les acteurs commencent à s'ennuyer.

(Note : les tournages des films de Richard Lester duraient en moyenne 6 semaines, le plus rapide en ayant duré 3 seulement ! Un film de la même ampleur, à Hollywood, prendrait 2 fois plus de temps)


J-L -Je ne vous demanderai pas comment c'était, de tourner "A Hard Day's Night"...(rires)
R - (Il rit) Combien de fois ai-je eu à répondre à cette question, en 25 ans !

J-L - Les Beatles avaient-ils vu vos autres films avant de tourner avec vous ?
R - Oui, ils avaient pu voir "The running, jumping and standing still film". Mon court-métrage tourné en 1959. Ils avaient bien aimé. j'avais tourné également "Une Souris sur la Lune" en 1962 (avec Peter Sellers - ce film était la suite de la comédie "la Souris qui Rugissait" - J-L) On a commencé à travailler sur "A Hard Day's Night" en 1963, pour le tourner l'année suivante.

J-L - Le fait que vous soyiez vous-même musicien vous a-til aidé pour diriger les Beatles ?
R - Eh bien, déjà, j'étais un assez mauvais pianiste de jazz, alors ça ne m'a pas été très utile ! (rire) Et puis je crois que j'étais un peu jaloux en voyant avec quelle facilité un Paul McCartney arrivait à écrire des chansons... (sourires)


Richard Lester dirigeant les Beatles à travers la vitre du wagon…

J-L - je voulais parler un peu de la relation avec le réalisateur John Boorman. Vous tourniez d'ailleurs en même temps et sur le même décor en 1967...
R - Oui. John est un vieil ami et je l'aime beaucoup. Il tournait Le Point de Non-Retour (avec Lee Marvin) pendant qu'on faisait Petulia (avec Julie Christie) Le vrai lien avec lui, c'est qu'il ait vu A Hard Day's Night avant de tourner son premier film avec un groupe pop, Catch Us If You Can (avec le Dave Clark Five), qui est dans le même style.


le Dave Clark Five

J-L - Vous étiez toujours là où il fallait : avec les Beatles en pleine beatlemania et en 1967 à San Francisco au moment du mouvement hippie...
R - Ah oui. Nous tournions en plus à Height Ashbury, en plein Flower Power. Il y avait là-bas des gens comme Janis Joplin, etc... En parlant de l'époque, je dois dire aussi que le film (Petulia) a été présenté à Cannes en pleine révolution de 68 ! la projection avait été annulée...

J-L - Vous avez eu l'occasion de rencontrer Truffaut à ce moment-là ?
R - Oui, bien sûr, mais c'était surtout Jean-Luc Godard qui n'arrêtait pas de nous dire ce qu'il fallait faire ! (rires)

J-L - Pour en revenir à 1964 et A Hard Day's Night : que pensez-vous du film, avec le recul ?
R - pour dire la vérité, je ne l'ai pas revu depuis 15 ans ! j'en garde des très beaux souvenirs. Pendant un moment on semblait être au centre de l'univers... et bien sûr le film a lancé ma carrière. C'était une expérience merveilleuse de tourner avec les Beatles. Voilà le souvenir que j'en conserve. Mais en même temps je ne peux pas placer un de mes films au-dessus d'un autre.

J-L - Avez-vous été surpris par votre Palme d'Or à Cannes (en 1965)
R - Très surpris. Je travaillais sur le film "Help !" quand j'ai appris la nouvelle. C'était quelque chose de très important pour moi. Pour moi, à l'époque, un prix à Cannes était ce qu'on pouvait obtenir de mieux et de me retrouver au milieu du cinéma européen était plus important à mes yeux que de recevoir un Oscar. J'étais vraiment ravi...

J-L - L'année suivante vous vous êtes retrouvé dans le jury du festival...
R - Oui, et j'étais déjà NETTEMENT moins ravi... (rires)

J-L - Qu'avez-vous retenu de l'expérience du tournage de "Help !" ?
R - C'était avant tout un problème très difficile à résoudre. C'est pour ça d'ailleurs que je trouve plus de satisfaction à voir ce qu'on a réussi à faire et du succès qu'il a connu à l'époque, compte tenu des restrictions et des contraintes qui nous étaient imposées. Il n'était pas question de reproduire ce qu'on avait déjà fait : pas question de montrer le côté "vie privée", on n'allait pas montrer les facettes de leur métier comme dans le film précédent. Du coup, nous avions très peu de latitude pour trouver autre chose. Eh bien avec toutes ces contraintes, j'étais rétrospectivement très content de ce qu'on avait réussi à en tirer.

J-L - Il y a des moments de pure comédie loufoque, comme "l'entracte", qui renvoient à vos comédies précédentes…
R - Oui, je considère toujours que la plus grande influence dans mes films provient du slapstick et notamment de Buster Keaton. C'était ça, essentiellement, ma culture cinématographique : les muets américains. Et Jacques Tati aussi. D'ailleurs les moments de comédie dans A Hard Day's Night et Help! Sont le plus souvent muets.


J-L - Et "How i won the War" ?
R - Ce fut probablement le film le plus inventif dans sa forme et aussi le plus ambitieux que j'aie jamais tourné. Et ce fut aussi l'un de ceux qui ont le moins marché. L'illustration de l'aliénation brechtienne au cinéma. Un film très difficile à comprendre quand on n'est pas Anglais, parce qu'il est rempli de citations musicales, d'argot et de mots d'humour typiquement britanniques. Prenez l'exemple des citations de discours du maréchal Montgomery que l'on mélangeait à des passages tirés de comédies musicales : il n'y a qu'en anglais que ça peut fonctionner !

J-L - Comment était John Lennon sur le plateau. Et comment l'aviez-vous choisi ?
R - J'ai imaginé qu'il serait bien pour le rôleet aussi, il aimait beaucoup l'idée que défendait le film. Il pensait que c'était un bon sujet et que ça valait le coup d'y participer. Mais je crois qu'il n'était pas vraiment séduit par le fait de jouer comme un acteur. Il trouvait ça idiot. En fait il trouvait que le métier d'acteur était un peu idiot.



_____

Notes de Jean-Luc :
L'entretien a duré en tout 1h40. J'ai retrouvé la cassette il y a quelques semaines seulement. Je me souviens de sa grande patience et puis aussi d'un sens de l'humour assez britannique, finalement. Je bafouillais pas mal. A un certain moment, au lieu de répondre à une question, il indique du doigt mon enregistreur et suggère poliment de retourner la cassette, qui est arrivée en bout de bande depuis quelques minutes...

A la fin de l'entretien, je le remercie et lui demande si je peux rester pour photographier les posters de ses films qui ornent les murs. Il acquiesce et s'en va.
Je sors de l'immeuble après avoir salué et remercié la secrétaire.
Je n'en reviens pas d'avoir passé tout ce temps avec Richard Lester.
Dans le train qui me ramène vers Londres, je me rends compte que je n'ai pris aucune photo de lui. Ca, c'est tout moi....


La photo que je n'ai jamais prise…

Richard Lester a retrouvé Paul McCartney 2 ans après cet entretien, pour tourner le documentaire qui suivait la tournée de Paul, que l'on retrouve dans le DVD "Get back" et il a également tourné des images projetées avant les concerts de la tournée 1992-1993.


Très longue interview de lester par Steven Soderbergh, avec extraits sonores : clic





Mumu, Sébastien, Coyote & Krystel
février 2005 © lucyintheweb


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