|
plan du site | contact


Bienvenue sur cet espace de discussion ouvert à tous !
La passion des Beatles nous réunit,
mais tous les sujets sont possibles, vous avez la parole
et nous sommes là pour répondre à vos questions !

Se connecter pour vérifier ses messages privés Messagerie privée Rechercher Rechercher
Liste des Membres Liste des Membres Profil Profil
Connexion Connexion FAQ FAQ
S'enregistrer S'enregistrer (nouvel utilisateur)
  Lucy in the web Index du Forum > Vie & Oeuvre
  Sujet : Les Beatles et la Radio Française
Aller à la page 1, 2, 3  Suivante
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Zug



Inscrit le: 02 Oct 2004
Messages: 3335
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Nov 25, 2006 12:21 pm    Sujet du message: Les Beatles et la Radio Française Répondre en citant

La plupart d'entre nous sont trop jeunes ou pas assez vieux, ça dépend de quel coté du manche on se place pour avoir vécu la "saga" des Beatles à l'époque où elle s'est déroulée , mais je fais appel aux anciens et ceux qui se sont documenté sur le sujet:
J'aimerais savoir si les chansons des Beatles passaient sur les radios françaises , périphériques ou pas et si oui, est ce que les titres n'étaient pas sélectionnés...
N'yavait t-il pas la peur de passer des chansons sans doute considérées comme "alternative" pour l'époque comme "Starwberry Field" , "I'm The Walrus" etc...
Et les radios n'avaient t-elles pas tendance à passer des trucs un peu moins dérangeants comme "Yesterday" ou "Penny Lane"...
Je ne fais pas ici une éniéme opposition Lennon/McCartney; ce nes't absolument pas le sujet..
Simplement et sachant que les Français en matière de Rock et de contre culture ont toujours un train de retard et quand on regarde toute l'iconographie de cette époque en France, on voit mal les Français s'éclater sur Revolution, mais c'est une perception qui ne peut qu'êter fausse dans une certaine mesure...
J'espére que je vous embrouille pas trop, parce que ça y'est je sais même plus de quoi je parle, je m'enfonce...
Non mais sèrieux..Est ce que les chansons des Beatles passaient sur les radios françaises à l'époque de leurs sorties et si oui..LEsquelles ne passaient pas.... Embarassed
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail
Pablo Fanques



Inscrit le: 31 Déc 2005
Messages: 1858

MessagePosté le: Sam Nov 25, 2006 5:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Petit article intéressant sur les années 60 en France (vécu, style, radio et ZIK)

http://www.collectool.com/fr/wiki.php

Bref historique :

Au Québec, la formule du top 40, importée des States, faisait déjà son chemin dans les années 60. Faut dire qu’il y avait une sacré différence entre les stations de radio/télés francophones et anglophones (même en 2006).

Il suffisait d’écouter n’importe qu’elles (stations anglos), pour retrouver les Beatles, Stones et co.. Mais dès l’avènement de la radio FM et, surtout, dans les années 70, tout devient plus alternatif: Certains DJs faisaient tourner les disques en entier (Dèjà entendu Abbey Road et Dark Side Of The Moon au complet à la radio). Ce phènomène n’existe aujourd’hui que par les radios universitaires.

Pour revenir aux stations de radio francophones: Tous les hits du moment (Beatles etc.) passaient régulièrement, mais l’emphase était sur les groupes de chez nous ET tous les chanteurs français (yéyés ou non). L’avènement du FM a fait progresser la musique québécoise dans les années 70: Beau Dommage, Harmonium etc. Société distincte ?

Donc, l’alternative pour un jeune québécois à l’époque était d’écouter les stations anglophones pour en savoir plus sur ses idoles anglaises ou américaines. Et plus tard avec le FM, il pouvait se brancher sur CHOM (A) ou CKOI (F).

Pour la télé: Nous avons eu ’’Jeunesse d’aujourd’hui’’ qui était notre ’’Salut les copains’’.

Pour le côté européen:

Si je prends le CAS du Royaume-Uni, les Beatles passaient à la BBC, mais il y a eu un boum musical grâce aux Radios pirates. Les Français pouvaient capter Radio Luxembourg (entre-autres) et je crois, avaient plus de chaînes privées AM que les Anglishes.

Faudrait avoir l’avis et la version des ’’pépés’’ du forum... (huhuhuhu...)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Zug



Inscrit le: 02 Oct 2004
Messages: 3335
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Nov 25, 2006 5:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

En France, la FM est arrivée en 1981 avec Tonton..Avant cela on avait quelques radios périphériques sur la FM comme FIP qui passait des trucs sympas mais rarement de la Pop ou du Rock...
Quand je vivais au Canada, j'ai été surpris par la qualité des radios FM, jamais je n'avais entendu autant de bonnes musiques à la radio alors qu'en france, on commençait à nous soauler avec le rap et la musique pour boites de nuit..
Même des radios qui avait une vocation POP comme RFM sont devenues avec le temps de grosses radios commerciales ..
La seule radio estampillée Rock en France, en région Parisienne en tout cas, c'est OUI FM et malgré une programmation intéressante, cette radio est submergée de publicités...
La Radio écoutable qu'on capte sur la FM en france est d'une très mauvaise qualité, il y'a quelques notes d'espoir avec RAdio Néo...
La situation n'est absolument pas comparable entre la France et le Cnanada à ce niveau là....

Pour en revenir au Topic, je n'ai pas vécu cette époque, même intuitivement, je pense que les programmateurs de radio passaient snas doute des titres un peu "novateurs" comme ceux issus de l'album blanc par exemple que très tard dans la nuit...
En fait, est ce que les étiudiants de 68 pouvaient écouter REVOLUTION à la radio entre deux pavés..j'ai un doute... Rolling Eyes
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail
Pablo Fanques



Inscrit le: 31 Déc 2005
Messages: 1858

MessagePosté le: Dim Nov 26, 2006 3:27 am    Sujet du message: Répondre en citant

Un petit détournement de topic... L’histoire des Radios Pirates:

http://www.radiocaroline.co.uk/history.asp
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pablo Fanques



Inscrit le: 31 Déc 2005
Messages: 1858

MessagePosté le: Dim Nov 26, 2006 4:14 am    Sujet du message: Répondre en citant

Petit historique sur la radio (Française et autres)

L'histoire de la radio par Karim Hacène


Europe 1 invente la radio moderne


La plus ancienne de ces périphériques est Radio Luxembourg qui voit le jour en 1933 et qui interrompe ses émissions pendant la guerre pour les reprendre en 1945.


Si ses antennes sont situées au Grand Duché, ses studios sont à Paris. L’adresse est connue, elle porte le nom d’un célèbre chevalier : Bayard, au numéro 22 de la rue. Il est amusant de constater que sa grande rivale va s’implanter à quelques pâtés de maison, dans une rue qui elle porte le nom d’un Roi de France : François 1er. Europe N°1 s’installe au 26 bis dans les anciens studios parisiens de « la voix de l’Amérique ».


A l’époque Radio Luxembourg est la seule concurrente privée de la RTF et de sa chaîne généraliste qui se veut « haut de gamme » : Paris Inter. Du moins, au nord de la Loire. Au sud-est règne Radio Monte Carlo qui multiplie son audience par 3 l’été, quand les français vont se dorer sur la Cote d’Azur. Radio Monte Carlo, crée par les allemands et Vichy, émet pour l’instant en ondes moyennes. Son puissant pylône grandes ondes n’arrivera que dans les années 70. Nous en reparlerons car il sera implanté à Roumoules dans les Alpes de Haute Provence, en France donc, en violation flagrante du monopole. Pas très grave puisque RMC est contrôlée par l’Etat français, mais grave aux yeux des juristes puisque l’Etat va violer la loi qu’il a lui-même instaurée !

Dans le sud-ouest, une autre station fait entendre sa voix depuis 1939 : Radio Andorre. Elle fera l’objet d’un bras de fer entre la principauté et la France. La France, mauvaise joueuse créera une concurrente directe dans les années 60 : Radio des Vallées qui deviendra très vite Sud Radio.

Au nord donc, et par conséquent à Paris, Radio Luxembourg est la seule privée. Ses émissions sont populaires. D’ailleurs sa filiale, « Programmes de France » vend ses succès à Radio Monte Carlo. On peut par exemple écouter « quitte ou double » sur les deux antennes. Il n’y a pas de concurrence frontale mais une complémentarité. Radio Luxembourg, c’est la « radio de papa » avec ses pièces radiophoniques, ses concerts et autres radio crochets, des concours comme « Reine d’un jour » et des bulletins d’information parlée. Bref, de la télé sans image.


Europe N°1 va bouleverser les habitudes. Fini les speakers qui lisent d’une voix monotone, les bulletins rédigés par des journalistes interdits de micro. Terminé les « chers z’auditeurs et  z’auditrices… ». Le 1er janvier 1955, les curieux qui tournent l’aiguille de leur poste entendent résonner le carillon qui va égrainer les heures de la station. Il est composé sur le même thème que l’indicatif d’Europe N°1 qui s’intitule forcement « Bonjour l’Europe ». A la baguette, Maurice Jarre et son orchestre (à noter que son fils, Jean-Michel Jarre, composera « Oxygène IV », qui servira d’indicatif à l’émission «Basket » animée par Jean-Loup Lafont et réalisée par l’excellent Marc Garcia (fin des années 70/début 80) sur Europe 1.


En 1955, les premières émissions (Europe oblige) seront diffusées en 3 langues : anglais, allemand et bien sur français. Europe N°1 joue à cache-cache avec ses auditeurs car sa fréquence ne cesse de changer. Le poste brouille d’autres stations, mais aussi un radio-phare, un aéroport.

Rue François 1er, ce sont les journalistes eux même qui vont au micro. Tant mieux si les voix sont différentes, il faut de la diversité. Une voix grave, c’est comme des caractères gras d’un journal de presse écrite. Il y a aussi ceux qui parlent en italique ou en minuscules. L’information va faire le succès de la station, avec une révolution : le reportage. Là ou la RTF déplace un car pour graver les voix dans des disques de cire, Europe enverra un reporter avec une boite mystérieuse d’où sort un fil relié à un micro. Cette boite a un nom : Nagra.

Nagra, c’est le premier magnétophone portable conçu spécialement par la firme suisse Kudelski en coopération avec les ingénieurs d’Europe N°1. Il doit être assez simple pour être utilisé par un journaliste seul. Pas besoin d’être technicien. Par la suite, viendront les premières voitures émettrices qui elles aussi vont révolutionner le reportage en direct grâce à leur radio-téléphone. Elles seront interdites par le Gouvernement en mai 68. Europe N°1, comme Radio Luxembourg, étant accusée de renseigner les émeutiers. Les deux stations rivales seront affublées d’un sobriquet « radio barricades ».


La partie « programmes » du nouveau poste, est elle aussi révolutionnaire. C’est Europe N°1 qui va inventer le « matraquage » en diffusant plusieurs fois par jour le même disque. Du jamais vu, ou plutôt du jamais entendu. Les jingles et le hit parade seront bientôt importés d’outre Atlantique ou inspirés de ce qui s’entend sur les radio pirates qui diffusent depuis des bateaux en haute mer au large de l’Angleterre. La plus célèbre sera Radio Caroline (nous en reparlerons aussi). Avec « Salut les copains » et « Pour ceux qui aiment le jazz » Franck Tenot et son acolyte Daniel Filipachi vont séduire les jeunes. C’est la génération yéyé et rock & roll. Le ton est jeune et décontracté. Potins de stars et tutoiement.


Europe N°1 : la radio des jeunes. Elle va d’ailleurs leur donner la parole dans ses débats. A propos, savez-vous quelle radio a organisé le 1er débat politique, aujourd’hui si banal ? Europe N°1 bien sur. Des flashes d’info toutes les heures, ça vous parait normal ? Ca n’existait pas avant Europe N°1.
Et puis il y a les jeux, et parfois les programmes et l’information ne font plus qu’un. Toute l’antenne est bouleversée. C’est en 1956 « Vous êtes formidable » de Pierre Bellemare, qui fait appel à la solidarité et à la générosité des français. Le « Téléthon » n’a rien inventé.


En ce 1er janvier 1955, oui, Europe N°1 est vraiment formidable !


Un drapeau noir sur l’antenne

1954. Les pères fondateurs d’Europe N°1 peaufinent leur  projet qui verra le jour le 1er janvier 1955.


Dix ans plus tard, une autre révolution radiophonique va souffler sur la Grande-Bretagne, la France, et les Pays-Bas.


Les radios pirates ! Du moins étiquetées comme telles.  La plus célèbre d’entre elles va faire rêver la même génération qui aura été séduite par Europe N°1. Mais ici, c’est la musique qui est reine. Voici Radio Caroline… « This is Radio Caroline ».


Nous sommes en 1964. Le monopole des ondes règne aussi chez nos voisins britanniques. Les « Beatles »  sont interdits d’antenne sur la  toute puissante BBC. Un irlandais va avoir l’idée de diffuser ses programmes depuis un bateau ancré dans les eaux internationales. Cet homme c’est Ronan O’Rahilly. Grand admirateur du président américain JFK (d’origine irlandaise), il va baptiser sa station du prénom de la fille de Kennedy : Caroline !


Tout commence par une moquerie. L’irlandais est le manager d’un certain Georgie Fame (plusieurs tubes dans les années 60 : il a travaillé avec John Mc Laughlin et Van Morrisson).


La BBC, nous l’avons dit, ne passe pas sur ses ondes, ce qu’elle appelle des « braillards ».


Reste donc le service anglais de Radio Luxembourg, la célèbre 208 (two O height).


Ronan O’Rahilly se pointe donc dans le bureau du directeur des programmes de Luxembourg 208 avec un enregistrement de Georgie Fame sous le bras. Il se le fait jeter à la figure et décide ainsi de créer Radio Caroline, uniquement pour diffuser la musique qu’il aime. Le succès va durer près de 30ans, ponctué de soubresauts, d’abordages des garde-côtes anglais, et de changement de navire émetteur.


C’est le jour de Pâques 1964 à midi que Caroline va ouvrir son antenne. Son indicatif va résonner pour la 1ère fois. Le 1er jingle ? La cloche du navire. Le 1er disque ? Les Beatles !


Le succès va être phénoménal. Il va foudroyer la concurrence. En à peine 3 semaines Caroline va fidéliser plus de 10 millions d’auditeurs. En Grande Bretagne bien sur, mais bientôt en France, en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Allemagne et en Scandinavie. La « radio pirate » a un avantage : son émetteur de 50Kw rayonne depuis la mer. Aucun obstacle, le son est meilleur que celui qui provient des stations terrestres. Au dessus du vieux car-ferry rouillé transformé en studios, un mat de 90m de haut lesté par 150 tonnes de béton coulé dans les cales. A bord, la vie n’est pas simple. Aucun confort. On est à la fois disc-jockey, marin, cuisinier… Il ne faut pas avoir le mal de mer, les machines tournent en permanence pour alimenter l’émetteur, fournir l’électricité. Il y a le bruit des diesels, le clapotis des vagues, les cris des mouettes, l’odeur du fuel, et souvent, en mer du nord, les tempêtes.


Le navire va plusieurs fois rompre l’énorme chaîne de son ancre. Il va aussi démâter. Et puis il y a les problèmes de ravitaillement, en carburant, en vivres, en eau, en disques, en courrier (seul lien avec les auditeurs et les familles, à l’époque il n’y a pas de téléphone portable !). Des vedettes font la navette.

Mais tous ces efforts, ce calvaire même, sont bien récompensés. Comme Europe N°1 en France,  Caroline séduit les jeunes avec son service 100% musical. Et avec le succès : la pub !

Dans les petits studios exigus qui empestent le pétrole et qui sont rongés par le sel, les DJ s’en donnent à cœur joie. Ils sont jeunes et dynamiques, proches de leurs auditeurs. Ils y croient. Ce sont de véritables stars. L’un d’eux sera par la suite embauché par RTL. Il s’appelle Rosko et deviendra le Président Rosko, après avoir été l’Empereur Rosko sur les ondes de BBC1. D’autres, comme Stuart Russel, resteront fidèles à Caroline jusqu’à sa disparition en 1991.

Le Gouvernement de sa Majesté veut la peau de Caroline. Londres va faire adopter une loi qui interdit toute collaboration  avec les pirates, et qui permet à la police d’aborder les navires et détruire le matériel.

La station de Ronan O’Rahilly va faire des petits. Caroline va même se dédoubler pour arroser correctement toute la Grande Bretagne. A son apogée, il y aura Caroline-Nord et Caroline-Sud. D’autres stations vont rapidement voir le jour : Radio England, Radio London, Radio Scotland, Radio Nordsea, Radio-Mi-Amigo (installée sur le même bateau que Caroline), et surtout Radio Véronica qui donnera bien plus tard, naissance à Télé-Véronica, chaîne de télé privée (tout à fait légale) aux Pays-Bas.


Certaines émettent depuis un bateau, d’autres depuis un fortin ou une plateforme pétrolière désaffectée. L’une diffuse en anglais ? L’autre choisira le néerlandais ! En tous cas ces radios offshore incarnent la liberté. Les pirates des années 60 et 70 sont les ancêtres des radios libres des années 80. Et si finalement Margaret Thatcher gagnera la bataille en « coulant » ce monument historique qu’a été Caroline, les gouvernements de la vieille Europe, perdront la guerre des ondes. La brèche ne sera jamais refermée. D’autres vont s’y engouffrer, parfois pour le meilleur, mais aussi pour le pire !

Pendant ce temps, en France, une autre bataille se livre : Elle oppose les 3 mastodontes que sont France-Inter, Radio Luxembourg et Europe N°1.
Pour l’instant, c’est la petite dernière qui impose les règles. D’une certaine manière seulement puisque la station d’Etat (Inter) se veut « haut de gamme » et reste en tête de l’audience.


Les auditeurs ont la parole


L’émission est très célèbre sur les ondes de RTL,  la formule a même redonné une seconde vie à RMC.


« Les auditeurs ont la parole » c’est aussi, en 1975,  le titre du chapitre 9 du livre « vingt ans ça suffit ». Ce récit remarquable raconte les 20 premières années d’Europe N°1. Il a été commis par feu Maurice Siegel, 1er Directeur de la Rédaction de cette station avant d’en etre le Directeur Général. En 1974, il sera évincé par le tout nouveau 1er Ministre de l’époque : Jacques Chirac.


Avec ses indemnités de licenciement, Maurice Siegel lancera « Vendredi, Samedi, Dimanche » qui deviendra très vite « VSD ».


Vous l’aurez compris : « les auditeurs ont la parole » est une idée, d’Europe 1, qui fut d’ailleurs à l’origine de (presque) toutes les nouveautés de la radio d’après guerre et d’aujourd’hui encore.


C’est donc en 1958 … oui, 1958 (!!!) que la station de la rue François 1er, teste avec succès, ce qu’il faut bien appeler une « révolution ».

Le « laboratoire » s’appelle « Europe-Midi ».  Europe 1 plus audacieuse que sa concurrente de la rue Bayard (pourtant le Chevalier était sans peur…). Plus audacieuse puisque les auditeurs vont mettre sur le grill une personnalité du monde politique ou du spectacle. Or, je le répète, nous sommes en 1958. La Vème république vient de naître. Le Général De Gaulle est à l’Elysée, et Michel Debré, père de la Constitution, à Matignon. De plus, la SOFIRAD (Société Financière de Radiodiffusion) vient de rentrer dans le capital d’Europe N°1.  La SOFIRAD c’est l’Etat.



Maurice Siegel écrira que « tous les hommes politiques français, à l’exception de De Gaulle, on été soumis à la question sur l’antenne d’Europe N°1. Il fallait (poursuit Siegel), une bonne dose d’inconscience pour faire dialoguer un ministre des Finances avec un contribuable anonyme ! » (…) « Oui, Europe N°1 a joué son rôle dans l’éducation politique de ce pays. C’est la première fois où la communication (…) jouait dans les deux sens. Ca aussi, c’est de la culture. »

Quant au choix des questions, il se portait sur les plus pertinentes, sur celles qui risquaient de provoquer les meilleures réactions. Ca aussi c’était nouveau et risqué, pour ne pas dire « gonflé ! ». Siegel explique qu’il aurait été vain d’exercer une quelconque censure, car les étudiants chargés de répondre au standard « Alma 90 00 » auraient eu vite fait de le signaler au « Canard Enchaîné » (déjà) ou à « Minute » (hebdo d’extrême droite).

Le succès d’Europe-Midi fut contagieux. Même traitement pour Europe-Soir ! A l’époque ou la télévision était quasi inexistante, tout le monde écoutait la radio le soir, et Europe donnait la priorité à l’information. Il n’était pas rare qu’un débat improvisé entre un ministre et les auditeurs, « déborde » de 2 heures car passionnant ! Aujourd’hui c’est impossible. Les chaînes de radio et de TV ne « cassent » leurs programmes qu’en cas de fait majeur, comme le 11 septembre.

J’ai déjà eu l’occasion de souligner les innovations d’Europe N°1 en matière d’information : journalistes qui présentent eux-mêmes (et non pas un « speaker »), bulletins toutes les heures, magnétophone portable (Nagra) qui permet au reporteur d’être au cœur de l’évènement, là ou la RTF et Luxembourg se déplacent avec un camion. Ce camion va graver sur disque de cire les reportages, le journaliste étant en quelque sorte « tenu en laisse » puisque son micro est relié au camion par un câble.


En 1962, peu après la signature des accords d’Evian, le 26 mars, une fusillade (dont l’origine reste très controversée) éclate rue d’Isly, à Alger. Le micro de René Duval, qui avec Julien Besançon « couvre » ce qu’on appelle pudiquement « les événements » va enregistrer l’un des documents sonores les plus célèbres de l’époque. L’armée française (composée de nombreux soldats musulmans), mais aussi les C.R.S. tirent sur de jeunes pieds noirs qui manifestent en chantant la Marseillaise et en brandissant le drapeau tricolore. C’est le massacre ! Des dizaines de morts et plus d’une centaine de blessés. Ce que les auditeurs d’Europe N°1 (et eux seuls) entendent, c’est le cri de désespoir, cette supplication d'une voix à un officier totalement dépassé : « Halte au feu ! Mon lieutenant, je vous en supplie… ». Un document poignant, bouleversant qui encore une fois met l’auditeur en situation. Il vit l’événement, il est au cœur de la fusillade, et ça c’est totalement nouveau.

Europe N°1 invente surtout un « ton » et une façon nouvelle de travailler. Ses reportages sont plus vivants.  Ainsi lors des « 24h du Mans » de 1955, alors que la station n’existe que depuis quelques mois, Robert Bré, qui couvre l’événement sportif, téléphone son « papier » pour l’enregistrer. Il sera diffusé dans le journal de 19h. Il commence, le plus naturellement du monde, par donner le classement provisoire, et ajoute, au détour d’une virgule, qu’une Mercedes a explosé et que les débris sont retombés dans la foule… Maurice Siegel, qui entend la communication, arrache le téléphone (il le raconte ainsi dans son livre) : « Je me fous de ton classement ! Je veux savoir s’il y a des morts et des blessés parmi les spectateurs ! Robert va voir.


Quelques minutes plus tard, il me rappelle et envoie un reportage qui me coupe le souffle. Un voyage au pays de l’horreur. On entendait les cris des blessés, les récits des survivants. Le drame avait fait 42 victimes. Pourquoi rappeler cette histoire ? Parce qu’elle explique comment nous travaillions et pourquoi nous avons bouleversé le style du reportage. Nous avons été les premiers à employer des magnétophones portatifs, les fameux Nagra ».

Voilà pour l’anecdote qui n’en n’est pas une ! Si Europe N°1 a changé les habitudes, il faut souligner aussi que la station est née en même temps que le transistor et en a profité. Dés lors, on n’écoutait plus la radio en famille, devant un meuble de salon comme on regarde la télé. Avec le transistor, on devient auditeur individuel. C’est la raison pour laquelle Europe N°1 a interdit à ses meneurs de jeux (et non pas speakers encore une fois), d’employer la formule « chers z’auditeurs ». Europe N°1 s’adresse à UN auditeur, mieux, à un ami. Lequel emmène son poste à transistor partout : dans sa chambre, à la plage, ou dans la salle de bain pour se brosser les dents (!).

Europe N°1 a également, dés le début, pensé aux plus jeunes de ses  auditeurs. A la tête des programmes : Lucien Morisse.


Que dire de ce « monument » de la radio, si ce n’est qu’il avait un don. Un flair quasi infaillible. Son verdict ne se discutait pas. C’était soit : « ça, ça va faire un tube ! », soit : « de la merde coco ! De la merde ! ». Hé oui, Lucien Morisse c’est l’inventeur de l’expression de ce surnom bien connu dans les studios de radio : « coco ». J’ai dit que son flair était quasi infaillible car sa seule erreur fut de casser en direct à l’antenne le 1er disque d’un certain Johnny Hallyday, estimant que le bonhomme ferait mieux de changer de métier. Plus tard, Johnny reconnaîtra lui-même que ce 1er 45t était vraiment « pas terrible ».

Lucien Morisse c’est aussi l’inventeur du matraquage, autrement dit le fait de programmer plusieurs fois par jour le même disque. « Il faut bien que les gens puissent se mettre l’air dans la tête, disait il. Quand un air vous plait, c’est volontiers qu’on le fredonne ». Poussant l’idée jusqu’au bout, Lucien Morisse inventa une émission toute bête : un disque était proposé et les auditeurs téléphonaient pour qu’on le rediffuse ou qu’on l’arrête. A ce propos, Maurice Siegel (« 20 ans ça suffit » Ed. Plon, 1975), raconte qu’un jour, « Zorro est arrivé » d’Henri Salvador a été diffusé 15 fois de suite. Un auditeur excédé avait abandonné et tourné le bouton  à la 7 ou 8ème fois. Le lendemain matin, en se réveillant, il branche Europe N°1, et… stupéfaction…il entend « Zorro est arrivé » ! Pour en avoir le cœur net, l’homme s’est fendu d’un coup de téléphone rue François 1er pour savoir si vraiment ce jeu stupide continuait depuis la veille au soir. Autant dire que Lucien Morisse a donc AUSSI inventé le « Stop ou encore » que les auditeurs d’ RTL connaissent bien !

Le disque c’était nouveau sur les antennes des stations françaises. Sur Radio Luxembourg, les disques étaient rares, ce sont les réalisateurs qui apportaient leurs microsillons personnels et qui les choisissaient.

Europe N°1 allait faire la différence avec sa discothèque et ses programmateurs. Il faut savoir qu’à l’époque les producteurs de disques payaient pour que leurs artistes soient diffusés (de nos jours c’est l’inverse, les radios payent des droits à la SACEM). Ils achetaient carrément ½ heure par-ci, ½ heure par là sur Radio Luxembourg et Radio Monte Carlo. Du coup, ils se sont battus pour envoyer gratuitement leurs disques à la jeune station et approvisionner ainsi sa discothèque. Les chanteurs yé-yé qui étaient dédaignés sur Luxembourg, Monte Carlo et la RTF ont fait le succès des programmes d’Europe N°1 en attirant un auditoire jeune à coté de celui (plus adulte) séduit par une Information au ton nouveau et direct, riche en reportages.


Cette jeunesse, la jeunesse de France, a elle aussi l’occasion de « tutoyer » ses idoles sur l’antenne. Nous reparlerons bien sur de « Salut les copains », des concerts gratuits  et du podium itinérant.
Qui dit itinérant pense obligatoirement au tour de France cycliste.
Là aussi Europe N°1 inventa.


Pour la 1ere fois, un avion relaie dans le ciel, les ondes d’une moto radio-téléphone. Sur la moto, derrière le pilote, un journaliste, casque sur les oreilles et micro en main, s’approche d’un coureur et lui transmet la question d’un auditeur au téléphone.


Du jamais vu. Quelle radio vivante face aux émissions en conserve (enregistrées) de Radio Luxembourg qui ne réagira qu’en octobre 1966.


La vieille dame luxembourgeoise donnera naissance à RTL.

(Article complet au lien ci-dessous)


SOURCE:

 http://www.laradiolibre.net/index.php?option=com_content&task=view&id=14&Itemid=34
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
geeloo



Inscrit le: 14 Nov 2002
Messages: 2671

MessagePosté le: Lun Nov 27, 2006 7:49 pm    Sujet du message: Quand la radio règnait... Répondre en citant

Salut les gens

johngouze a écrit:

En fait, est ce que les étudiants de 68 pouvaient écouter REVOLUTION à la radio entre deux pavés..j'ai un doute... Rolling Eyes

bah si tu veux quand Revolution est sortie les pavés c'était fini depuis un moment, c'est en Tchécoslovaquie que ça se passait... mais je comprends ta question, je crois que tu trouveras peut-être la réponse plus bas dans mon post

Pour les jeunes fans français de musique pop (néologisme regroupant tout ce qui n’est pas le yéyé, la variété de Maman et le jazz de Papa) en 1965 / 66, il n’y a pas bien le choix : Europe 1 et RTL (Radio Luxembourg) sont les seules radios qui passent de la pop, il y a le hit parade de Salut les Copains tous les jours à 17h en rentrant de l’école scotché devant mon petit transistor j’écoute ce qui marche, les tubes… français et « étranger », les deux sont bien séparés, comme dans le magazine du même nom. Très vite je ne m’intéresse qu’aux trucs anglo saxons, on entend les Beatles les Stones les Who les Kinks Donovan tout ce qui cartonne en Angleterre, les US apportent aussi énormément de musique nouvelle, les singles des Beach Boys, Byrds, Lovin’Spoonful, Mamas & Papas, Bob Dylan (je ne connais guère que Like a Rolling Stone…) Il n’y a pas encore la culture de l’album, ça arrive progressivement à partir de Aftermath, Rubber Soul et bien sûr Revolver et Sgt Pepper. 1967 est l’année charnière où cette musique jusque là considérée que comme simple distraction ou musique de danse devient un truc totalement prenant, ça correspond à l’avènement du psychédélisme, avec Pepper on se met à Hendrix, Cream, Doors, Pink Floyd, Airplane, c’est une fête musicale omniprésente et les médias ne peuvent pas passer à côté… On entend parler de Radio Caroline, les « pirates » anglaises qu’on n’arrive pas à choper ici, RTL le soir propose les nouveautés souvent avant leur sortie, il n’y a pas (encore) cette notion de musique « alternative » dont parle Gouze, on peut aussi bien entendre Strawberry fields ou A Day in the Life que Arnold Layne du Pink Floyd, même si généralement c’est la face A du single qui passe le plus, bien sûr. 1968 déboule avec la généralisation de la stéréo pour tout le monde, exit les pick ups c’est le début de la hifi, enfin le tout début, les chaînes se résumant pour le commun des mortels à un ensemble Dual dont les 2 enceintes forment le couvercle Wink
Mais le mouvement est lancé, ça expérimente de partout, il sort des albums révolutionnaires toutes les semaines, et c’est là que je découvre par hasard le Pop Club de José Artur sur France Inter dont je deviens un fidèle à partir de cette année 1968, cette émission du soir n’hésite pas à passer de larges extraits des nouveaux albums, je n’achète quasiment plus de singles, on découvre par la radio des trucs incroyables. Je me souviens de 2 évènements énormes de l’automne 68 : Europe 1 diffuse un bon quart du double blanc en avant première plusieurs jours avant sa sortie, j’ai alors un tout petit magnéto à bande que je n’arrive pas à câbler en prise direct sur le poste je mets donc le micro devant le HP du poste de radio haha je ne vous parle pas du son, mais je suis le seul dans ma classe de 4ème à avoir des bouts du prochain Beatles, quelques potes passent à la maison c’est extraordinaire… Puis un soir France Inter retransmet le concert d’adieu de Cream en direct du Royal Albert Hall, sans pub, quasi sans interruption…

Plus tard dans la décennie 70 je n’écoute plus la radio, jusqu’à ce que Bernard Lenoir et son Feedback (toujours France Inter) devienne la référence, et puis les années 80 et la FM, et euh c’est une autre histoire…

Mais quand le Pop Club fin 1969 balançait en ouverture d’émission le 21st Century Schizoid Man de King Crimson et enchaînait sur un extrait du 2ème album qui sort bientôt de ce nouveau groupe que vous avez peut-être découvert cette année, Led Zeppelin, c’était quand même quelque chose… Tonton Jean ou Claude ou Filou pourront confirmer Wink

Pépé geeloo
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Zug



Inscrit le: 02 Oct 2004
Messages: 3335
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Nov 27, 2006 8:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Meci Geeloo , quelle époque géniale décidément..Découvrir le Blanc au moment de sa sortie.... Shocked Confused
Merci pour ce grand moment d'Histoire avec un grand
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail
zoso85



Inscrit le: 23 Avr 2005
Messages: 1197
Localisation: Marseille

MessagePosté le: Lun Nov 27, 2006 11:54 pm    Sujet du message: Re: Quand la radio règnait... Répondre en citant

geeloo a écrit:
Mais quand le Pop Club fin 1969 balançait en ouverture d’émission le 21st Century Schizoid Man de King Crimson


Shocked Shocked Shocked

C'est plus ce que c'était les radios quand même.
_________________
http://www.myspace.com/therealfilters
شناسایی نوع ویژه‌ای
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Filou



Inscrit le: 14 Nov 2002
Messages: 22821
Localisation: Paname

MessagePosté le: Mar Nov 28, 2006 11:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pablo Fanques a écrit:
Il suffisait d’écouter n’importe qu’elles (stations anglos), pour retrouver les Beatles, Stones et co.. Mais dès l’avènement de la radio FM et, surtout, dans les années 70, tout devient plus alternatif: Certains DJs faisaient tourner les disques en entier (Dèjà entendu Abbey Road et Dark Side Of The Moon au complet à la radio). Ce phènomène n’existe aujourd’hui que par les radios universitaires.

Radio Caroline, tout ça ?
Mouais, c'était p'tet pas ça que tu captais mais c'est celle qui est devenue mythique de cette époque. Geeloo en cause aussi. La radio sur le bateau des côtes anglaises pour éviter de tomber sous le coup de la loi, c'était ça, non ?
Bref, je crois que, là, on entendait des trucs comme nulle part ailleurs. Le coup des albums en entier, comme tu dis...

J'ai un vieux pirate où le gars passe du début à la fin, sans interruption le nouvel album des Tles de l'époque. C'était Let It Be. Ou du moins la première version de skeud mixé par Glyn Johns (avant Spector). Le gars l'avait pécho je sais pas trop où et l'a fait écouter live sur l'antenne.
Marrant, on entend même les craquements du disque, le gars qui dit "maintenant, on va le retourner et écouter l'autre face..." Laughing

Filou
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Filou



Inscrit le: 14 Nov 2002
Messages: 22821
Localisation: Paname

MessagePosté le: Mer Nov 29, 2006 12:06 am    Sujet du message: Répondre en citant

Tiens, ça devait être ça. Ou à peu près...



In late summer 1969 and throughout that autumn, tape copies of one of Glyn's acetates were aired by a number of American radio stations, including WBCN in Boston. WBCN obtained a reel-to-reel tape of an acetate and broadcast the tape on 22 September 1969. The broadcast was preserved on another high-quality reel by a listener.
By the end of 1969, the recordings turned up on The Beatles' first bootleg release titled Kum Back and has been a staple in The Beatles' bootleg canon ever since.


Bon, ok. Pour le coup, il s'agit de WBCN, une radio de Boston. Mais bon, vous imaginez le truc à l'époque ?
Le nouvel album des Beatles en avant-première à la radio, du début à la fin Shocked

http://www.beatlesource.com/bs/mains/audio/GetBack/comp1/kumback.html

Filou
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Filou



Inscrit le: 14 Nov 2002
Messages: 22821
Localisation: Paname

MessagePosté le: Mer Nov 29, 2006 12:14 am    Sujet du message: Re: Quand la radio règnait... Répondre en citant

geeloo a écrit:
Il n’y a pas encore la culture de l’album, ça arrive progressivement à partir de Aftermath, Rubber Soul et bien sûr Revolver et Sgt Pepper. 1967 est l’année charnière où cette musique jusque là considérée que comme simple distraction ou musique de danse devient un truc totalement prenant, ça correspond à l’avènement du psychédélisme, avec Pepper on se met à Hendrix, Cream, Doors, Pink Floyd, Airplane, c’est une fête musicale omniprésente et les médias ne peuvent pas passer à côté… On entend parler de Radio Caroline, les « pirates » anglaises qu’on n’arrive pas à choper ici

Ben voilà. La fameuse Radio Caroline. Rien que son nom fait frissonner.
Ca symbolise tout une époque.



On n'écoute plus les 45t, comme on disait (et comme le dit Gee ...le DJ ? Wink ). Mais on est passé aux albums qui ne sont plus de vugaires collections de titres regroupés sur un vinyle. Mais un tout qui s'écoute du début de la face A à la fin de la face B Cool

Une vraie révolution lancée par des albums emblématique comme Rubber Soul qui devait être une sacrée claque, à l'époque. Demandez donc à Brian Wilson s'il s'en est jamais remis, de cette écoute d'un beau jour de 65 Laughing

Filou
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Filou



Inscrit le: 14 Nov 2002
Messages: 22821
Localisation: Paname

MessagePosté le: Mer Nov 29, 2006 12:25 am    Sujet du message: Re: Quand la radio règnait... Répondre en citant

geeloo a écrit:
Je me souviens de 2 évènements énormes de l’automne 68 : Europe 1 diffuse un bon quart du double blanc en avant première plusieurs jours avant sa sortie, j’ai alors un tout petit magnéto à bande que je n’arrive pas à câbler en prise direct sur le poste je mets donc le micro devant le HP du poste de radio haha je ne vous parle pas du son, mais je suis le seul dans ma classe de 4ème à avoir des bouts du prochain Beatles, quelques potes passent à la maison c’est extraordinaire…

Ha ha ha ! Trop fort, le geeloo Laughing

Je rigole mais, moi aussi, je l'ai fait ça. Enregistrer la radio sur mon p'tit magnéto-cassettes avec micro. Ou même un skeud paskil y avait pas d'entrée directe.
Et puis, à un moment, j'entend sur la cassette, ma mère qui ouvre la porte et crie "A TABLE !!!" Laughing

Ah, ça a bien changé depuis...

Filou
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Filou



Inscrit le: 14 Nov 2002
Messages: 22821
Localisation: Paname

MessagePosté le: Mer Nov 29, 2006 12:42 am    Sujet du message: Re: Quand la radio règnait... Répondre en citant

geeloo a écrit:
Plus tard dans la décennie 70 je n’écoute plus la radio, jusqu’à ce que Bernard Lenoir et son Feedback (toujours France Inter) devienne la référence, et puis les années 80 et la FM, et euh c’est une autre histoire…

Moi, c'est là que je commence à écouter vraiment la zic anglo-saxonne.
Feedback, un peu que j'écoutais. Avec le générique de Van Halen, hein ? Wink

Il était bien branché zic Californienne, le Lenoir, si mes souvenirs sont bons. Linda Rondstadt, les Eagles, Steely Dan... ou bien des gens qu'on a plus entendu comme Nicolette Larson...
Et puis y avait aussi Patrice Blanc-Francart qui passait avant, non ? C'était pas mal aussi, ça. Il a fait aussi de la TV avec l'émission POP2. Tout ça avant de devenir un super producteur.

Mais là, pour en revenir à ton topic, Gooze, il ne me semble pas qu'on passait beaucoup de Tles. Même en solo.
Si sûrement Lennon et ses 45t. McCartney aussi qd même oui... Mais je crois qu'on était déja passé à autre chose, non, Gee ?

Filou
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Filou



Inscrit le: 14 Nov 2002
Messages: 22821
Localisation: Paname

MessagePosté le: Mer Nov 29, 2006 12:52 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ah oui, sinon, y avait aussi Jean-Bernard Hebey sur RTL. Oui le même qui est aujourd'hui chez Ruquier, à la radio. Europe 1 maintenant. Un sacré mec, lui aussi.
J'ai des souvenirs d'émissions assez incroyables sur la pop. Et même d'une spéciale Beatles sur plusieurs jours pour je ne sais quelle occcasion...

Hit-Magazine avait même fait un numéro spécial Laughing



...avec un super poster, s'il vous plait Cool

Une vraie pièce de collection, ce truc là.

Et puis, un grand moment aussi, c'était pour la sortie de Walls And Bridges. Je me souviens qu'il passait une interview qu'il avait faite de John pour l'occasion. Avec en exclu, des extraits de l'album.
Grand, grand moment.

Peut-être aussi pour ça que je garde encore un super souvenir de cet album...

Filou
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Pablo Fanques



Inscrit le: 31 Déc 2005
Messages: 1858

MessagePosté le: Mer Nov 29, 2006 1:04 am    Sujet du message: Répondre en citant

Filou a écrit:
Pablo Fanques a écrit:
Il suffisait d’écouter n’importe qu’elles (stations anglos), pour retrouver les Beatles, Stones et co.. Mais dès l’avènement de la radio FM et, surtout, dans les années 70, tout devient plus alternatif: Certains DJs faisaient tourner les disques en entier (Dèjà entendu Abbey Road et Dark Side Of The Moon au complet à la radio). Ce phènomène n’existe aujourd’hui que par les radios universitaires.

Radio Caroline, tout ça ?
Mouais, c'était p'tet pas ça que tu captais mais c'est celle qui est devenue mythique de cette époque. Geeloo en cause aussi. La radio sur le bateau des côtes anglaises pour éviter de tomber sous le coup de la loi, c'était ça, non ?
Bref, je crois que, là, on entendait des trucs comme nulle part ailleurs. Le coup des albums en entier, comme tu dis...

J'ai un vieux pirate où le gars passe du début à la fin, sans interruption le nouvel album des Tles de l'époque. C'était Let It Be. Ou du moins la première version de skeud mixé par Glyn Johns (avant Spector). Le gars l'avait pécho je sais pas trop où et l'a fait écouter live sur l'antenne.
Marrant, on entend même les craquements du disque, le gars qui dit "maintenant, on va le retourner et écouter l'autre face..." Laughing

Filou



Non, je te parlais de la radio québécoise (ou canadienne pour les fédéralistes).

Mais nous captons la radio américaine au Québec (pas juste à Lacolle...).

Pour ton boot: Avant de passer à Boston, il y a eu Toronto...

Pour Radio Caroline: Les radios pirates ont faits beaucoup pour la pop anglaise (et tout court). Pour les bateaux... Il y a juste les pècheurs de morues de Terre-Neuve qui peuvent nous faire des émissions !
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet Aller à la page 1, 2, 3  Suivante
Page 1 sur 3


 
Sauter vers:  



Powered by phpBB © phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com